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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 21:27

 

Les dernières rafales mirent du temps à se taire. Il restait seul, sur la plaine une brume fumante annoncée un matin mort sur une planète morte. Sur ces capteurs il vit s'inscrire ses pensées.

« Putain, c'est pas possible. » il était le dernier debout, c'était fini. Dans chacune de ses mains de métal, les armes fumaient encore avec des cliquetis inquiétants refusant de laisser s'évanouir le fracas de la bataille. Le silence autour de lui était agressif, sa soudaineté le gênait, elle le menaçait. Il fit le tour complet de la planète avec ses senseurs longues porté. Rien, il était seul, il restait le dernier.

Ils avaient débarqué il y a des mois, un bataillon complet, avec les armes lourdes les blindés et tout le matériel de mort. On ne leur avaient rien dit, ni ce qu'ils devaient faire, ni qui était l'ennemie, ni pourquoi ils devaient se battre. Ils étaient né dans ses lourds vaisseaux de transports et leurs maisons volantes venaient de les vomires ici avant de repartir pour le grand vide.

Ce fut comme un signal, la planète entière avait semblé les attaqués de tous les coter en même temps. Des hordes de créature blanche sans visage c'était mis à les décimer. Et la boucherie avait duré des mois, une furie de feux et de sang dans le hurlement du métal en fusion. Et plus ils en éliminaient, plus ils en venaient. Au bout de quelques temps la planète était morte dans l'indifférence générale. Les combattants ne respiraient plus ou plus vraiment depuis bien longtemps. Au bout d'un temps le sol disparut sous les corps mélangés, métal et chaire blanche mêler, en paix. Des mois que le son des tires automatiques, des missiles, des engins de destruction à la limite du vivant, étaient son seul signal sur ses conduits auditifs.

Mais il était le dernier. La bataille c'était terminé aussi soudainement qu'elle avait commencé. De façon tout aussi absurde.

Le silence, lourd comme une Chappe de plomb rendait sa bio-armure aussi lourde qu'un cercueil. Il déverrouilla sa cage et sans un bruit l'immense armure s'ouvrit en deux.

L'enfant regardât la planète de ses yeux d'un bleu de nuit. Le manque d'oxygène et les divers produits corrosifs qui attaquaient sa peau fragile ne le dérangeait pas. Il était mort depuis longtemps, peut être même avant sa naissance. L'enfant devait avoir entre six mois et un an. Son corps était relié à l'immense armure par des fils des tubes plantés partout. L'esthétisme n'avait pas été le souci de ceux qui l'avaient créé et son corps reposait sans un amas de câble qui lui servait en même temps de berceau. Son corps n'avait plus grandit depuis qu'il avait été greffé, mais sa tête c'était développé presque normalement hormis les connexions à l'ordinateur neural de la machine. Il était le produit d'une technologie sadique et pervers qui poursuivait son but sans aucun état d'âmes.

Putain de silence, putain de brumes, putain d'éternité. Il referma sa bio-armure et s'assit sur sa victoire. Dans l'armure deux gouttes de liquides bleus coulèrent de ses yeux morts. Il se suicida avec ce qui se rapprochait le plus d'un sourire. Sur son armure était graver PARIS COMBATANT N°) 2066

Très loin sur la terre, un homme pale dans un bureau repoussât sa chaise. "Nom de dieu ! C'était passé près cette fois", beaucoup trop près. Il avait coupé la retransmission de la plaine des jeux à temps. Paris avait gagné, dans le monde entier les êtres humains allaient fêter cette victoire. Les jeux virtuels plutôt que la guerre, le virtuel ultra violent pour gagner la paix! Tel était le credo qu'ils avaient mis en place sur cette planète. Tous le croyait maintenant après tant d'année de travail et cela devait continuer.

Pourtant, depuis quelques temps il ne contrôlait plus ses monstres, ils devenaient parfois difficile de les programmer. On ne pouvait pas se permettre de les perdre après les batailles. Il faudrait vraiment s'occuper de cette question. Les enfants étaient déjà tellement rares de nos jours

La créature repoussa sa chaise et s'étira. Des griffes poussèrent au bout de ses doigts et l'ange s'entourât de lumière en ouvrant ses grandes ailes de lait.

Le pouvoir ! Rien ne comptait hors du pouvoir. Cette planète peuplée de ses êtres tellement corruptibles, tellement fragile, tellement avide de ne rien savoir.

En silence, l'ange, un sourire reput sur les lèvres, remercia dans une prière pour le plaisir qu'il prenait à détruire ce monde.

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Published by Rolloverkatana - dans conte court
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